Lentement chagrinée
La grand-voile azurée
Efface à l’horizon
Le trait du vieil artiste…
La lente procession
Des tulles assombris
Tels vêtements d’Eole
Barbouille l’océan…
La chevelure de l’île
Se met à frissonner
Offrant ses blancs pétales
Au fin sentier côtier…
Les bruissements marins
Chargés de doux parfums
Semblent d’un coup rythmés
Par un volet qui claque
Les ruelles sont nues
Prêtes à la toilette
De ces douches célestes
Mêlant pluies et embruns…
Par Gwen-Maël
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Treize épis qui sanglotent
Un matin paresseux
Aux abords d’un chemin
Qui désigne le ciel
Malheureuse journée
Qui laisse s’égrener
Le tintement lointain
D’une cloche orpheline
Treize épis qui frissonnent
A l’aube crachinée
Aux confins d’une plage
Qui se couvre d’écume
Insolente tristesse
Qui tend à foudroyer
Le vieux marin courbé
Dont l’enfant s’est noyé
Treize épis qui s’inclinent
A l’horizon brouillé
Aux berges des regrets
Qui pleurent leurs silences…
Par Gwen-Maël
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Et quand l’île assoupie
Laisse glisser sa robe
Dans l’onde frémissante
D’une automnale aurore…
Ses longs pans mordorés
Illuminent l’azur
La belle s’alanguit
Au murmure des criques…
Novembre s’est étendue
Mais nous offre pourtant
Ce souffle nostalgique
Des brises colorées…
Les oiseaux s'y méprennent
Taquinant la brindille
Comme si par miracle
Le printemps revenait…
Par Gwen-Maël
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Dimanche 15 novembre 2009
Sur l’écran infini
Les nuages obèses
Aux couleurs explosées
Glissent dans le silence
Se reflètent assombris
Aux houles arachnéennes
Voilant de noirs royaumes
Abris de l’inconnu
Le flux et le reflux
Caressent les mystères
De ces fonds interdits
Où dorment les sirènes
Perpétuel mouvement
Qui orchestre avec force
Le ballet incessant
Des algues monstrueuses
Le concert de la mer
Aux harmonies subtiles
Veut apprendre à la terre
La sage humilité…
Par Gwen-Maël
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Vendredi 13 novembre 2009
Que se glisse la dalle
Sur le sombre caveau
Empli de feuilles mortes
Fol espoir d’un printemps
Que se couvre le ciel
Sur l’étendue brumeuse
De prairies oubliées
Envahies par les ronces
Que s’éteigne la lune
Sur l’océan sans fin
Baladant ses navires
En traversées ultimes
Qu’agonise la terre
Hôte des multitudes
Dont quelques imprudents
Quêtent le dernier souffle…
Par Gwen-Maël
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