Dignement, est parti,
Le fidèle compagnon
Du randonneur pressé…
Groix, était pour lui,
Son plus cher territoire…
Ses sentiers, ses chemins,
Ses fins ruisseaux perdus,
Il les connaissait tous,
Depuis déjà longtemps.
Bien sinistre semaine,
Dont il ne vit la fin…
L’île l’attend encore,
Mais vois-tu cette fois,
Il fut vraiment trop las…
Comment pouvoir fouler,
En une ballade ultime,
Le mica de ses plages…
Rien qu’une dernière fois,
Comment pouvoir flairer
La tombe dite du Viking,
Tumulus du Kruguel,
Etrange sépulture
Dressé face à la mer…
Adieu très cher ami,
Adieu mon si beau Jeff,
Au paradis des chiens,
Ta place t’attendait,
Tu ne souffriras plus,
Mais, vois-tu, chaque jour,
Ton doux regard nous manque…
par Gwen-Maël
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Y a-t-il une main
Pour me guider encore ?
Voire, seulement un chien
M’invitant à le suivre ?
Je ne suis plus très sûr
De poursuivre le chemin…
Trop manger de poussière
Trop affronter la pluie
Trop user de chaussures...
Où mène-t-il ce chemin ?
Aux pays des étoiles ?
Dans des contrées absentes ?
Improbable futur…
Je crois m’être perdu…
Je ne crois plus en rien…
par Gwen-Maël
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Une ambiance un peu moite
Une porte cochère
Une flaque qui miroite
Sous l’œil du réverbère…
Alangui, le vieux pont
Jette ses dernières forces
Sur le miroir sans fond
Où flottent des écorces…
Les nuages s’essoufflent
Dans un ciel clair-obscur
Balayés par le souffle
De risées un peu dures…
La ville bruisse encore
Sous ses feux vacillants
Le grand jardin s’endort
Laissant seuls les amants…
par Gwen-Maël
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Parfumée la rosée,
Douce sueur de la
terre
Sur les toiles
déposée
Par de vives
épeires…
L’on dirait un fin
voile
Recouvrant les
vallons
Quand partent les
étoiles
Vers l’est rubicond…
Lors, verrez les
esquifs
Quitter le port
dormant
Rejoindre les récifs
Et casiers au
jusant…
Ainsi Groix se
réveille
Au rythme des
moteurs
Troublés dans le
sommeil
D’un matin sans
chaleur…
par Gwen-Maël
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