
Eole venu gonfler,
L'onde grise et sévère,
Son souffle soulève le sable,
En poussière d'étoiles.
Les hautes et sèches herbes,
Telles blés d'un mois d'août,
Ondulent et frémissent,
Chargées d'infimes gouttes…
Arrivé de la mer,
Ce crachin hésitant,
Abreuve le fin sentier,
Que deux perdrix traversent
Planent les fiers canards,
Sur la calme lagune,
A peine perturbée
Par la risée soudaine …
par Gwen-Maël
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Une brise légère
Venue de la mer
Vint caresser la dune
Au grand dam de la lune
Amoureuse de cette terre
Que beaucoup croient austère…
« Quel est donc ce suroît
Qui vient mettre en émoi
Et ce sable et sa flore ?
Va-t-il falloir encore
Que je me dissimule
Je serai ridicule
Traitée de susceptible
Comment est-ce possible ? »
La dune s’abandonnait
A ce souffle un peu frais
Peu soucieuse de la lune
Lointaine et importune.
Ainsi cette nuit là
Cela ne s’invente pas
Fut une lune de miel
Entre ce vent du ciel
La mer en symphonie
Et ce bout d’paradis…
par Gwen-Maël
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Elle progresse telle lame
Au milieu d’autres lames
La pointe des Saisies
Dans les hivers transis
Ou les étés brûlants…
Alerte l’océan
Quand il devient fougueux,
En poussant, valeureux
Ses rouleaux menaçants,
Qu’elle protège hardiment
Locmaria et son port
Eloigne du mauvais sort
Ses barques et canots
Agités par les flots…
par Gwen-Maël
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Comme feu d’artifice
Ils éclatent sur les schistes
Nuances infinies
Dans leur vert écrin
Caressent les bois colorés
Des maisons de pêcheurs
Empreintes de légendes
Et de récits marins…
Les ruelles sont aquarelles
Les hortensias sont rois
Et semblent toutefois
Juste dédaignés
Par les roses trémières…
Mais ces dames hautes et fières
Pâlissent ou se brisent
Bien avant que la fleur ronde
Ne perde son éclat.
par Gwen-Maël
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