
Comme un souffle
L’haleine des nues
Cette brise qui porte
Les oiseaux, les bateaux…
Comme un souffle
Offert par les cieux
Une douce caresse
Pour la flore perlée…
Comme un souffle
Venu d’un ailleurs
Juste pour agiter
Quelques arbres raidis…
Comme un souffle
Donné par la mer
Comme un gage de vie
Pour des terres endormies…
par Gwen-Maël
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La pénombre complice
Aux doux rayons filtrés
Mue nos peaux qui frémissent
En sculptures colorées…
Cet instant de bonheur
Fait d'un sexe une liane
Qui me porte vers ton cœur
Gardé de seins diaphanes…
S’abandonner enfin
Se noyer en délices
Quand les corps ne font qu’un
Que tu deviens calice
Parcouru de frissons
Je susurre des mots
Je redeviens poisson
Emporté par le flot…
par Gwen-Maël
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La rosée du
matin
Jette ses perles
agitées
Pour un jour
incertain
Car ce n’est pas
l’été…
Le soleil
paresseux
Abandonne aux
nuages
Ce sentiment
poisseux
Brouillant les
paysages…
La limace
baveuse
Se sent de belle
humeur
Les herbes
chaleureuses
Lui font tapis
charmeur…
Même la terre
ruisselle
Imprégnant les
souliers
De celui ou de
celle
Qui part sur les
sentiers…
Le phare devient
fantôme
Aux formes
incertaines
Quasiment
monochromes
Baignées d’humide
haleine…
Il ne pleut pourtant
pas
Bien que l’île de
Groix
S’enveloppe
déjà
Dans la brume qui
l’ondoie…
par Gwen-Maël
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S’inondent les mouchoirs
De larmes intarissables
Des créatures noires
Aux tristesses palpables
Se tiennent par la main
En regardant la fosse…
Ouverts, les sacs à mains
Et leurs gueules atroces
Semblent quêter encore
Revirement du sort.
Ce sombre attroupement
Attend le long cercueil
Alors bien tristement
Commencera le deuil…
Le ciel au bord des larmes
Bas, gris, comme associé
Simple témoin sans charme
Derrière l’arbre émacié
Qui masque l’horizon
Pudique mais voyeur
Il semble au diapason
En ce moment d’horreur.
Crisse le kaolin
Froid, dans son blanc déclin.
Même le bourg s’est tu
Comprenant la douleur
De ces parents perdus
En ce soir sans chaleur…
par Gwen-Maël
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Longues lignes ondulantes
Dessinant l’horizon
En courbes frémissantes
Marquant nouvelle saison…
L’azur est encore froid
Et la plage déserte
Les oiseaux sont les rois
Survolant l’île verte…
Tout là bas qui scintille
L’océan qui, déjà,
Promène et éparpille
Des voiliers sans pavois…
Net est le continent
Dévoilant à la fois
Finistère, Morbihan,
Rafraîchis au suroît…
par Gwen-Maël
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