
Il revient, il revient
Le suroît crachiné
Il est là, il s’en vient
Sur les herbes fanées…
L’océan se réveille
Murmurant puis grondant
L’île quitte son sommeil
La tempête rodant…
Les côtiers tous se pressent
De rejoindre l’abri
Les vagues les agressent
Dans un espace gris…
Le vent gagne en vigueur
Malmenant les toits bleus
Le froid et ses rigueurs
Ont déserté le lieu…
par Gwen-Maël
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Te murmurer des mots
De ces mots qui t’émeuvent
Qui bousculent tes maux
Qui t’apportent la preuve
Que nos âmes sont liées
Et que nos corps fébriles
Ne sont pas rassasiés
Même qu'ils restent fragiles…
Te conter nos errances
Sur de blancs draps froissés
Ballet des existences
Que le temps veut chasser
Vivre les espérances
D’un chemin encore long
Nous offrant cette chance
De mêler nos prénoms …
Sublimes sentiments
Chaque jour égrainés
Nul besoin de serments
Mais juste se donner
Déposer sur nos lèvres
Un souffle de présence
Le baiser d’un orfèvre
Pour enivrer nos sens…
par Gwen-Maël
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Quand la vague se cabre
Ecumante face au vent
Quand le roc tel un sabre
Menace l’océan…
Quand le ciel froid et pâle
Balade ses nuages
Quand la bise dans un râle
Transit les paysages…
L’île alors se protège,
Refermant ses paupières
Sur les façades grèges,
Ecoutant bruire la mer…
Le sable fin des plages
Se laisse chahuter
Délaissant le rivage
Qu’il ourlera l’été…
par Gwen-Maël
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Si douce lumière blonde
Habitée de poussière
Comme étoiles qui abondent
Peuplant seules l’éther…
Ombre vive qui s’échappe
Est-ce un chat, est-ce un rat ?
Qui prestement dérape
Et se cache sous un drap…
Mystérieux, ce grenier
Peuplé de vieilles malles
Souvenirs oubliés
De ceux qui font si mal…
Domaine de l’étrange
Au clair-obscur décor
Il semble que rien ne change
Le passé s’y endort…
Les enfants dissipés
En ce lieu se battaient
Avec capes et épées
Ici se déguisaient…
Aujourd’hui, ils sont loin
Demeurent les objets
Entassés dans un coin
Seuls gardiens des secrets…
par Gwen-Maël
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J’ai fermé le tiroir
Mais l’entêtant parfum
S’est envolé soudain
Evitant le miroir…
Photos, cartes et lettres
Ont laissé dans la pièce
Souvenirs et tendresse
Sentiment de bien-être…
Sans visage, le passé
Brise fantomatique
Conopée nostalgique
Ne pourra s’effacer...
Ô que j’aime ce parfum
Aux odeurs de greniers
Et de sarraus froissés
Ou de toiles de lin…
J’ai revu ces jardins
Aux plantes alignées
A l’ombre des pommiers
Mes grands parents badins…
J’ai brassé ces années
Pleines de sourires si chers
Attablés et très fiers…
Disparues, ces années…
par Gwen-Maël
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