S’inondent les mouchoirs
De larmes intarissables
Des créatures noires
Aux tristesses palpables
Se tiennent par la main
En regardant la fosse…
Ouverts, les sacs à mains
Et leurs gueules atroces
Semblent quêter encore
Revirement du sort.
Ce sombre attroupement
Attend le long cercueil
Alors bien tristement
Commencera le deuil…
Le ciel au bord des larmes
Bas, gris, comme associé
Simple témoin sans charme
Derrière l’arbre émacié
Qui masque l’horizon
Pudique mais voyeur
Il semble au diapason
En ce moment d’horreur.
Crisse le kaolin
Froid, dans son blanc déclin.
Même le bourg s’est tu
Comprenant la douleur
De ces parents perdus
En ce soir sans chaleur…
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