Dieu est certitude
Je hais les certitudes !
Ils disent Dieu est partout
Je ne l’ai jamais vu…
Je ne crois pas du tout,
Même si je suis mal vu,
A ce mythe infantile
Faisant de nous, humains,
Des êtres...
Telle règle posée
Sur une mer étale
La chaloupe paisible
Etrangement gravée
En une plaie inconsciente
Semble narguer la terre.
Fine barque
fantôme
Qui vomit son filet
Enraidi par le sel
...
Les immeubles trapus
Qui contemplent la
rade
Me paraissent repus
Tant le soir les rend
fades…
Le ciel s’est
assombri
Comme voulant
s’assoupir
S’est coloré de gris
Par un vent qui...
Dignement, est parti,
Le fidèle compagnon
Du randonneur pressé…
Groix, était pour lui,
Son plus cher territoire…
Ses sentiers, ses chemins,
Ses fins ruisseaux perdus,
Il les connaissait tous,
...
Y a-t-il une main
Pour me guider encore ?
Voire, seulement un chien
M’invitant à le suivre ?
Je ne suis plus très sûr
De poursuivre le chemin…
Trop manger de poussière
Trop affronter la...
Ô mon triste sire
Il n’y a pas pire
Que cette étincelle
Dans une cervelle
Devenue folie
Devenue bouillie…
Ô mon triste sire
Comment peut-on dire
Qu’il garde raison
Et...
Une ambiance un peu moite
Une porte cochère
Une flaque qui miroite
Sous l’œil du réverbère…
Alangui, le vieux pont
Jette ses dernières forces
Sur le miroir sans fond
Où flottent des écorces…
...
Parfumée la rosée,
Douce sueur de la
terre
Sur les toiles
déposée
Par de vives
épeires…
L’on dirait un fin
voile
Recouvrant les
vallons
Quand partent les
étoiles
Vers l’est...
Et si cette colline
Se jetait à la mer
Telle rivière coquine
Serpentant comme ver…
Et si cette colline
Allait à l’océan
Telle invitée taquine
S’offrant à ce géant…
Et...
Quatre vers de six pieds
Pour parler d’amitié
Pour raconter la vie
Est-ce de la poésie ?
Faut-il être libertaire
Dire aux vers de se taire
Jeter sur une feuille
Ce que l’esprit...
J’ai cueilli quatre fleurs
Ai jeté les pétales
Dans un vent de saveurs
Caressant un ciel pâle…
Ils portaient mes doux rêves
Au-delà du canal
Virevoltant sans trêve
...
Je semble gober la lune
Expression d’autrefois…
Moi, je cherche fortune
Contemplant ce grand toit…
Offrez-moi les étoiles
Non l’insondable
obscur
Juste derrière le voile
Dans un ciel...
Plaisir sans artifice
Sans nuance, coloré
Dénué de sacrifice
Aux lumières dorées
Vient bien vite te
nicher
En mon corps fatigué
Puisses-tu, oui,
m’allécher ?
Voir mon âme
tanguer...
...
Crépuscule et aurore
Séparés par la nuit
Se partagent leurs ors
Sur la mer éblouie…
Ambiance romantique
Habillée par la brise
Les ombres aquatiques
Balaient l’onde qui frise…
...
Le miroir s’est fâché
Ce matin embué
Je ne m’y suis pas vu
C’était bien un barbu
Ses cheveux étaient blancs
Sa barbe tout autant…
Quel est donc l’inconnu
Qui est ici venu
Ce matin dans...
Tel dessin esquissé
Sur le bleu d’un ciel pur
Tel grand tableau
tissé
Suspendu à l’azur
J’ai vu mille visages
Tant de signes figés
Ombrant les paysages
Messages mes obligés…
...
Juste un tendre murmure,
Tel le souffle d’un
ange
Toi, compagne qui
susurre
Mais jamais ne
dérange…
Ô muette mélodie
Qui semble retentir
En mon cœur ébaudi
Réchauffé d’un
soupir…
...
Quand la campagne veloutée
Se baigne avec sensualité
Les fleurs semblent s’éparpiller
Sur une flore encore mouillée…
Offert, sous l’azur, le printemps,
Son ton, émeraude, éclatant
L’océan devenu tranquille
...
Chemin bleuté qui t’accompagne
Douce rivière
abandonnée
Où sont parties tes noires
péniches ?
Chemin bleuté qui
déambule
Prêtant sa trace aux
promeneurs
Partent-ils donc en
solitude ?...
Deviner le rideau
Tel un voile tombé
Laisser sa libido
Et juste se courber…
Franchir cette frontière
Espérée, redoutée
Seconde meurtrière
Qui me fait tant douter…
Je...
Une feuille s’envole
S’affole et caracole.
Une lettre simplement
Un écrit, un serment…
Oiseau désorienté
Par la brise portée
Une jeune fille qui
court
Collant à son parcours…
...
Indicible ballet
Pareil au feu follet
L’étrange fille blanche
Née d’une note franche
Traversa la
coursive
Disparu sur la rive…
L’atmosphère était moite
Et la vision étroite
...
Quelques méchantes planches
Et la voiture fixée
Ou le cheval de bois,
Qui parfois se soulève
Le vieux biplan qui vibre
Comme s’il était tiré
Par son hélice grise…
Le camion des pompiers
Même...
Comme un souffle
L’haleine des nues
Cette brise qui porte
Les oiseaux, les bateaux…
Comme un souffle
Offert par les cieux
Une douce caresse
Pour la flore perlée…
Comme...
La pénombre complice
Aux doux rayons filtrés
Mue nos peaux qui frémissent
En sculptures colorées…
Cet instant de bonheur
Fait d'un sexe une liane
Qui me porte vers ton cœur
Gardé de seins diaphanes…...
La rosée du
matin
Jette ses perles
agitées
Pour un jour
incertain
Car ce n’est pas
l’été…
Le soleil
paresseux
Abandonne aux
nuages
Ce sentiment
poisseux...
S’inondent les mouchoirs
De larmes intarissables
Des créatures noires
Aux tristesses palpables
Se tiennent par la main
En regardant la fosse…
Ouverts, les sacs à mains
Et leurs gueules atroces
Semblent...
Longues lignes ondulantes
Dessinant l’horizon
En courbes frémissantes
Marquant nouvelle saison…
L’azur est encore froid
Et la plage déserte
Les oiseaux sont les rois
Survolant l’île verte…
...
Un peu glauque et malsain
Tapis dans les ajoncs
M’attendait à dessein
A l’ombre des surgeons
Un œil étrange et ocre
Placé là par hasard
Aux lumières médiocres
D’un ciel sale et bizarre…
...
C’est en me promenant
Qu’au détour du chemin
Près d’un chêne frissonnant
J’ai croisé un gamin…
Il tirait une ficelle
A son extrémité
Encor’ couvert de sel
Un vieux chien hébété…
...
Ce matin, un clin d’œil
S’est glissé dans mon lit
Lui ai fait bon accueil
Car je suis très poli
Et puis j’avais envie
De lui faire la fête
D’être vraiment surpris
Par ce bonhomme honnête...
...
J’entends crisser le sable
Visiteur improbable
La nuit a pris le quart
Caressée par le phare…
Méchant chemin d’hiver
Mêlant boue et poussière
Qui conduit au village
Endormi et bien sage…...
Pour un songe envolé
Vers des bois menaçants
Juste bonheur volé
A ces rayons perçants
Venus d’un ciel brouillé
Où glissent méprisants
Les nuages ampoulés
Attristant l’océan…
Le rêve...
Ô fleurs de mimosa
Neige d’or sur le sol
Que le vent déposa
Après un court envol…
Voici mars turbulent
Giboulées et bourrasques
Ses nuages insolents
Dans des ciels fantasques…
...
L’angélus passé
Dans les chemins creux,
Nous partions heureux
Tout’une soirée…
Pays de bocage,
Tous ces paysages
Paraissaient rieurs,
Inondés de fleurs…
Cinquante ans bientôt
Et je me souviens,
Fin de printemps chaud,
Mêlé de...
Cette lueur suintante
Qui diffuse ses traits
En ambiance inquiétante
Vient diminuer l’attrait
De ces si vives biches
Qui se figent tout à coup
Clouées dans cette friche
Entre ronces et cailloux…
...
Ephémère, ordinaire
Le quotidien ballet
Du soleil sur la mer
Dans le jour fort discret
Invite la pénombre
A gommer le rivage
Qui se pare des ombres
Dissimulant les plages…
Le soir fraîchit...
Milieu de matinée
Comme ta lumière est douce
Aube et jour mâtinés
Perlant les herbes rousses…
Demeure le silence
Comme une attente inquiète
Ou l’aveu d’une ambiance
Juste...
Le contenu du blog est protégé.
Toute reproduction des textes
et des photographies interdites
sans mon autorisation.
N'hésitez pas à me contacter...
Merci.